Yamataï

Publié le

DSC_7726Auteurs : Bruno Cathala et Marc Paquien
Illustrateur : Jérémie Fleury

Nombre de joueurs : 2 à 4
Age : 13 ans et +
Durée de la partie : entre 40min et 1h20 (en fonction du nombre de joueurs)
Type de jeu : collecte de ressources, placement, construction.

Editeur : Days of Wonder

L’UNIVERS DU JEU

La reine Himiko a confié une mission prestigieuse à tous ses bâtisseurs : faire de la capitale de Yamataï la perle du royaume. À vous de prendre l’ascendant sur vos concurrents pour construire la plus belle cité en utilisant les ressources apportées par les flottes qui sillonnent l’archipel. Préparez votre stratégie, recrutez des spécialistes, et faites ce qui est nécessaire pour gagner les faveurs de la reine Himiko. Mais surveillez bien vos adversaires car, au final, seul l’un d’entre vous sera reconnu comme le plus grand bâtisseur du royaume de Yamataï !

Source : Règles du jeu officielles, Days of Wonder.

MATERIEL

Nous sommes en présence d’une grosse boite de taille standard, mais qui une fois dans les mains révèle son pesant d’or. En effet, à l’ouverture de celle-ci, on prend très vite la mesure de la masse de matériel présent dans ce jeu. On trouve donc à l’intérieur :

  • Un GRAND plateau de jeu, très coloré
  • 34 Bâtiments. Des cubes en bois (youpi ?) qui symbolisent les constructions faites par les joueurs au fil de la partie
  • 4 aides de jeu. C’est en quelque sorte la fiche de personnage qui résume iconographiquement les actions possibles et/ou obligatoires pendant un tour de jeu
  • 6 meeples en bois (encore du cube en bois !!!!) pour l’ordre de jeu
  • 80 bateaux en bois (alors là, je pense que certains vont se faire pipi dessus !), symbolisant le transport de ressources nécessaires à la construction d’un bâtiment
  • 10 tuiles « flotte », tuile qui permet de prendre un bateau « ressource » parmi les choix proposés
  • 28 tuiles « bâtiment », qui symbolisent la construction possible pour les joueurs à un moment de la partie
  • 7 GROS cube en bois représentant les bâtiments de prestige (ce qui rapportent gros)
  • 7 tuiles « montagnes », pour rendre l’Asie vallonée
  • 34 jetons « cultures » qui serviront à l’achat de « spécialistes » qui peuvent modifier le jeu à votre avantage
  • 8 jetons « sanctuaire »
  • 73 jetons « pièces », c’est la monnaie pour acheter des choses qui brillent… ou pas
  • 24 pions « prestige », les légendaires pions de victoire
  • 18 grandes tuiles de « spécialiste », personnalité à acheter avec des points « culture » pour en récupérer un avantage certain

Vous l’aurez compris, il a du matériel dans la boite et surtout, plein de cubes en bois ce qui va assurément ravir les fans du genre ! Le tout se range avec brio dans un bon thermoformage prévu à cet effet : pas de prise de tête pour savoir où se range chaque pièce, c’est facile, clair et sans bavure.

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A noter également que la boîte peut parfaitement être stockée à la verticale sans mettre le désordre à l’intérieur (merci le plateau de jeu qui cale tout)

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MISE EN PLACE

Pour la mise en place, il faudra bien compter la première fois entre 10 et 15 min. Cela peut sembler horriblement long mais il est évident que dès la seconde partie, vous irez bien plus vite. Tout est clairement expliqué dans le livret des règles, il suffit simplement de regarder l’illustration numérotée et de suivre au chiffre et à la lettre les instructions données.

  • On installe le plateau au milieu de la surface de jeu (une grande table svp)
  • On mélange les tuiles « spécialiste », puis on révèle et on place les 5 premières tout en haut du plateau (emplacement matérialisé). Les autres forment alors la pile de pioche.
  • On vient ensuite mélanger les tuiles « bâtiments », et on révèle les 5 premières en les déposant les unes à la suite des autres. Les autres forment de même la pile de pioche.
  • Même procédure pour les tuiles « flotte », à l’exception près que les 5 premières sont révélées, puis les 5 suivantes restent faces cachées

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  • Ensuite c’est le tour des pions « culture », mélangés face caché et positionnés au hasard sur toute la surface de jeu.

    Ils sont alors retournés avec, sur certains, une illustration spécifiant qu’ils se trouvent sur une montagne. Et hop, on place la tuile montage sous le jeton et le tour est joué.

  • A la manière d’un Monopoly ©, chaque joueur se voit attribuer une quantité de pièces de monnaie pour faire ses futures emplettes, puis des bâtiments en bois pour ses futures constructions. Le tout est placé près de son « aide de jeu ».

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  • Pour terminer, on place les meeples des joueurs de manière totalement aléatoire pour déterminer l’ordre de jeu. Aie aie, ça va faire mal pour ce qui sont rigide du sens de tour de jeu. Une véritable torture cérébrale !

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Ici nous sommes en configuration 2 joueurs

Pour tout le reste, vous faites des petits tas bien classés et bien rangés à côté du plateau et voilà ! Il est bien convenu que, de prime abord, c’est long. Mais en fin de compte, tout est fait de manière procédurale et, croyez-moi, quand vous aurez de la partie au compteur, vous ne traînerez pas en chemin !

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DEROULEMENT DE LA PARTIE

On se lance ! Premier joueur en avant. Mais qui est le premier à commencer ? Et bien, c’est simple, il suffit de regarder les meeple d’ordre de marche et le premier à se lancer dans l’aventure sera celui dont le meeple de sa couleur se trouve en première position sur le plateau de jeu.

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A ce moment-là que faire ?

Action 1 (obligatoire), sur le plateau de jeu, il faut choisir une tuile « flotte ». Cette tuile donne au joueur une certaine quantité de bateaux ressources et parfois même une capacité spéciale. Un bateau vert transportera du bambou, c’est la ressource verte. Elle est parfois demandée pour la construction d’un bâtiment. En capacité spéciale, on retrouve par exemple la possibilité de construire avec une ressource de moins que celle indiquée par la tuile « bâtiment ». L’ensemble des effets est décrit dans une annexe de règle page 7.

 

Action 2 (facultative), le commerce. Il est possible à cette étape d’échanger des pièces de monnaie contre un seul bateau « ressource ».

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Action 3, elle se décompose en deux parties :

  • (Facultative) Le placement des bateaux sur le plateau. Vous pouvez placer les bateaux à partir d’un point de départ à gauche du plateau, sinon à la suite d’un autre précédemment posé.

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  • (Obligatoire, si possible) Le ramassage des jetons « culture » (1) ou bien la construction d’un bâtiment (2)
    1. Le ramassage des jetons « culture » peut être fait mathématiquement de la façon qui suit : 1 jeton et rien qu’un jeton par bateau et le bateau doit être adjacent au jeton.
    2. La construction : pour pouvoir construire un bâtiment, il faut les ressources marquées sur la tuile « bâtiment ». Et pour ce faire, il faut aussi que les bateaux « ressource » soient adjacents au lieu sur lequel vous voulez placer votre bâtisse.

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Action 4 (Obligatoire), tous les bateaux inutilisés devront être mis de côté, mais attention : il n’est possible de mettre qu’un seul bateau de côté pour l’utiliser plus tard. Les autres paires de bateaux mises de côté vous feront perdre des points de prestige. A Yamataï on ne gaspille pas !

Action 5 (Facultative), le recrutement d’un spécialiste. Si vous avez accumulé 3 jetons « cultures » de couleurs différentes, vous pouvez alors vous octroyer les services d’un spécialiste. Si des pièces de monnaie lui sont associées (voir fin de manche), vous les récupérez aussi. Un spécialiste octroie du prestige mais vous gratifie aussi d’une capacité spéciale. Il est possible par exemple de faire une transaction de commerce en plus, ou bien de gagner un jeton « culture » en bonus quand vous en récupérez un… Tout un panel de possibilités s’offre à vous (description en annexe des règles page 8).

C’est la fin du tour du premier joueur, vient ensuite celui du suivant et ce jusqu’au dernier joueur.

Quand le dernier joueur a fini son tour, la manche est terminée! Il va falloir procéder à la préparation de la manche suivante. Rassurez-vous, rien de bien compliqué.

  • Ajouter deux pièces de monnaie sur les spécialistes restants, puis complétez par une pioche de nouveaux spécialistes pour combler les « trous ».

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ATTENTION, la partie est terminée si cette phase n’est pas réalisable : plus de sous ou plus de spécialiste

  • Piocher et révéler de nouvelles tuiles bâtiments pour toujours en avoir 5 de disponibles.

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ATTENTION, la partie est terminée si cette phase n’est pas réalisable : plus de bâtiment en stock

  • Remettre les meeples d’ordre en place, petite variante, les joueurs placent leur meeple sur le numéro correspondant aux tuiles « flotte » utilisées pendant la partie. Allez, on remet le bazar dans l’ordre de jeu !
  • On fait ensuite glisser les tuiles « flotte » présentes sur le plateau de la droite vers la gauche, puis on complète les « trous » en révélant d’autres tuiles présentes à droite. Et enfin, on vient remettre face cachée les tuiles déjà utilisées la manche précédente sur les vides de la partie droite des tuiles.

Et c’est reparti pour un tour !  Que le meilleur gagne !

L’AVIS DU RAPTOR

Yamataï est un jeu accessible avec des règles rapidement assimilées. Les premières parties seront un peu hasardeuses au fil des découvertes des différentes tuiles et de leurs effets. Le grand nombre de cubes en bois raviront assurément les fans du genre. Le matériel est de très bonne facture et les illustrations réalisées par Jérémie Fleury collent parfaitement au thème. Tout en couleur comme la Chine au printemps durant la fleuraison des cerisiers …  On retrouve la patte de M.Cathala dans cet opus : la construction de bâtiments et l’utilisation de ressources n’est pas sans nous rappeler un certain « 7 Wonders »… des mécaniques déjà bien rodées qui n’ont plus à faire leurs preuves. Yamataï est un jeu purement égoïste ou seul le meilleur stratège ou celui qui « comptera les cartes » gagnera la partie. A demi-teinte entre une part de chance pour le tirage des tuiles et une méthode placée sous le signe de la stratégie, chaque partie n’en sera que différentes. Combinez à cela, les effets de certaines tuiles « flotte » ajoutés aux effets des spécialistes et vous serez capable de mettre à mal et d’insuffler le doute dans les plans de vos concurrents. Un bon jeu en somme, pari gagné pour Marc Paquien, en espérant que la diversité du matériel suffise à renouveler votre expérience de jeu. J’émets quelques réserves à ce sujet, si vous jouez contre une personne qui a déjà beaucoup de parties de Yamataï à son compteur, il connaîtra de ce fait toutes les tuiles et saura les associer avec brio. Il ne reste plus qu’à le dérouter par le placement de vos bateaux sur le plateau de jeu. Mais cela suffira-t-il ?

Ce qui est bien…..

Les règles sont courtes (8 pages, mise en place comprise) et facile à ingurgiter

Les cubes en bois!

La qualité du matériel

Les couleurs

…..ce qui l’est moins

Mise en place et rangement du matériel un peu long et parfois fastidieux

Re-jouabilité peut-être limitée dans le temps ?

PETITS CONSEILS DU RAPTOR

Rien n’est à mettre sous pochettes plastiques, mais vous pouvez pour gagner du temps, classer les petits cubes en bois dans des sachets zip individuel.

Téléchargez les règles : ici

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